Origine des magmas
du manteau (pas une fusion totale, ~5-30%).
3 facteurs de fusion :
- (point chaud, Hawaii).
- (dorsale océanique).
- (subduction : la plaque plongeante libère de l'eau qui abaisse le point de fusion du manteau).
Différenciation magmatique
Magma primaire (basaltique) peut évoluer par :
- : minéraux se cristallisent et sédimentent → magma résiduel plus différencié.
- .
- par roches encaissantes.
Aboutit à granite (continental) ou andésite (subduction).
Types de volcans
: magma basaltique fluide → coulées de lave étendues. Peu dangereux.
: magma andésitique/rhyolitique visqueux → accumulation de gaz → explosions. Nuées ardentes, lahars, cendres. Dangereux.
Définition
des roches sous l'effet de la pression et de la température.
Pas de fusion (sinon = anatexie, transition vers magmatisme).
Types
- : sur de grandes étendues lors de la formation de chaînes de montagnes (subduction, collision).
- : autour d'une intrusion magmatique (auréole de quelques centaines de mètres).
- : impact météoritique (très rare).
Associations de minéraux index correspondant à des conditions P-T précises.
Exemples :
- : 300-500°C, P faible.
- : 500-700°C, P moyenne.
- : 700-900°C, P moyenne à forte.
- : 600-800°C, P très forte (subduction profonde).
Cas des Alpes
Histoire en plusieurs étapes :
- (-220 Ma au Trias).
- : ouverture d'un océan Liguro-Piémontais (-180 Ma).
- (-100 Ma) : convergence Afrique-Europe.
- (-30 Ma) : formation des Alpes.
Témoins actuels : ophiolites (lambeaux de croûte océanique chevauchés), métamorphisme HP-BT (subduction), nappes de charriage.
Cas de l'Himalaya
Collision Inde-Eurasie depuis ~50 Ma. Surrection continue (~5 mm/an).
Séismes
(Richter, échelle log) : énergie libérée.
- M < 4 : peu ressenti.
- M 5-6 : dégâts modérés.
- M > 7 : très destructeur.
(Mercalli, échelle subjective) : dégâts observés.
: déplacement vertical de la croûte océanique (subduction, séisme ≥ M 7,5). Vagues à 800 km/h en haute mer.
Volcans actifs
: capteurs sismiques, déformation (GPS, InSAR), géochimie (gaz fumeroliens).
: court terme (heures-jours) progresse, mais long terme reste impossible.
Sujet 1 (Exercice 1) : Histoire d'une chaîne de montagnes
Documents : carte tectonique, schéma de subduction puis collision, photos d'affleurements (ophiolites, éclogites), données de datation radiochronologique.
Consigne : Reconstituer l'histoire d'une chaîne de montagnes à partir des données.
Sujet 2 (Exercice 2) : Magmatisme en zone de subduction
Documents : carte de la ceinture de feu Pacifique, diagramme P-T-fusion, composition chimique des magmas.
Consigne : Expliquer le magmatisme spécifique des zones de subduction.
- . Lithosphère = croûte + manteau supérieur rigide. Croûte ne représente que ~5% de la lithosphère.
- . Subduction = océanique sous continental/océanique. Collision = continental contre continental.
- . Effusifs (Hawaii) vs explosifs (subduction) ont des mécanismes et risques très différents.
- . Métamorphisme = transformation à l'état solide. Magmatisme = fusion + cristallisation.
- . C'est l'apport d'eau de la plaque plongeante qui déclenche la fusion du manteau, pas la T° ni la P seules.
- : 6 378 km.
- : ~35 km d'épaisseur moyenne.
- : ~7 km d'épaisseur.
- : 1-15 cm/an.
- : ~8 km/s.
- : ~10 km³/an (volcanisme mondial).
- : VEI 6 (1991).
- : ~230 000 morts.
R : Le magma andésitique/rhyolitique de subduction est riche en silice (60-75%), donc très visqueux. Les gaz volcaniques s'accumulent sous pression jusqu'à explosion violente (Pinatubo, Saint Helens, Vésuve). À l'inverse, le magma basaltique de Hawaii est pauvre en silice (~50%), peu visqueux, les gaz s'échappent facilement.
R : Plusieurs méthodes : (1) datation radiochronologique (K-Ar, U-Pb, Rb-Sr) sur les minéraux métamorphiques ; (2) datation stratigraphique des sédiments synorogéniques ; (3) thermochronologie (refroidissement post-orogénique).
R : La plaque africaine continue de se déplacer vers le nord (~1-2 cm/an), maintenant la collision avec l'Eurasie. La surrection des Alpes est ralentie mais existe encore. La chaîne est aussi en cours d'érosion, ce qui provoque un rebond isostatique (allègement → remontée).