Fonctions de la monnaie (Aristote)
- : permet de mesurer la valeur des biens.
- : évite le troc.
- : conservation du pouvoir d'achat (limité par l'inflation).
Création monétaire
par le crédit : "les crédits font les dépôts".
Quand une banque accorde un prêt de 10 000 €, elle inscrit 10 000 € au compte du client. La monnaie est créée ex nihilo (à condition que la banque respecte ses ratios prudentiels).
: pour 1 € de monnaie centrale (BCE), les banques commerciales créent ~10 € de monnaie scripturale (variable selon les régulations).
Politique monétaire de la BCE
: maintenir la stabilité des prix (objectif 2% d'inflation à moyen terme).
:
- : taux auquel les banques empruntent à la BCE. Hausse → crédit plus cher → moins d'investissement → moins d'inflation.
- : achat/vente de titres pour injecter ou retirer des liquidités.
- : achats massifs d'obligations souveraines (2015-2022 BCE, ~5 000 Mds €).
: BCE a relevé son taux directeur de 0% à 4,5% pour combattre l'inflation post-Covid + guerre en Ukraine. Baisse depuis 2024 (taux à 2,5% en mai 2026).
Trois modes de financement
- : utilisation des bénéfices propres (sans dette).
- : crédit bancaire. Indispensable pour les PME et ménages.
- : marchés financiers (émission d'actions, d'obligations). Privilégié par les grandes entreprises et les États.
Marchés financiers
: titre de propriété d'une entreprise. Revenu = dividende. Risqué.
: titre de créance (l'entreprise ou l'État emprunte). Revenu = coupon (intérêt). Moins risqué.
: marché secondaire où s'échangent les titres déjà émis. CAC 40 (40 plus grandes capitalisations françaises), Dow Jones (USA), Shanghai Composite (Chine).
Crises financières
: crise des subprimes (crédits hypothécaires à risque aux USA), faillite de Lehman Brothers (15 sept 2008), récession mondiale. Coût estimé : 10% du PIB mondial.
: dettes souveraines (Grèce, Portugal, Espagne, Italie, Irlande "PIIGS"). Sauvée par "whatever it takes" de Mario Draghi (juillet 2012).
: récession mondiale (-3,1% PIB mondial), mais reprise rapide grâce aux plans de relance (Next Generation EU = 750 Mds €, Inflation Reduction Act = 370 Mds $).
| Auteur | Période | Thèse clé |
|---|
| 1776 | Main invisible, marché auto-régulateur |
| 1874 | Équilibre général, prix et marchés interdépendants |
| 1936 | Demande effective, intervention publique en cas de crise |
| 1956 | Monétarisme, "l'inflation est toujours et partout un phénomène monétaire" |
| 1970 | Asymétries d'information, sélection adverse |
| 2000+ | Critique des marchés non régulés, prix Nobel 2001 |
| 1986 | "Moments Minsky" : instabilité endogène du système financier |
:
- Les externalités créent un écart entre coût privé et coût social (Pigou, pollution).
- Les biens publics ne sont pas produits par le marché (Samuelson, free-rider).
- Les asymétries d'information mènent à des dysfonctionnements (Akerlof, Stiglitz).
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- Le mécanisme central : hausse des taux directeurs.
- Les opérations sur marchés financiers (QE inversé).
- Les limites : risque de récession, transmission imparfaite, situation post-Covid.
Sujet 3 (EC2) : Mécanisme de la création monétaire par les banques.
Document attendu : graphique des agrégats monétaires (M1, M2, M3) sur 10 ans.
- . La BCE crée de la monnaie centrale (billets, réserves bancaires). Les banques commerciales créent de la monnaie scripturale (par le crédit).
- . Non. Elle crée de la monnaie par le crédit, sous contrôle des ratios prudentiels.
- . Action = propriété. Obligation = créance.
- . Le QE est un achat d'obligations qui injecte des liquidités dans le système financier. Il ne se traduit pas mécaniquement par de l'inflation.
- . L'intervention publique a aussi des coûts (défaillances de l'État, lobbying, rentes).
- : 2,5% (mai 2026, après pic à 4,5% en 2024)
- : 2,1%
- : ~8 200 points (mai 2026)
- : 113% du PIB (~3 350 Mds €)
- : ~2 500 Mds €
- : 7 000 Mds € (vs 1 500 Mds € avant 2008)