Semestre 1 — Axe 2 : Les expressions de la sensibilité
À retenir
Période : XIXe siècle (Romantisme).
Probabilité 2026 : ★★★ — Apparu dans 5 sessions Métropole sur 8.
Problématiques structurantes
- La sensibilité est-elle un guide ou un obstacle pour la connaissance ?
- L'art peut-il exprimer ce que la raison ne peut dire ?
- Quelle place pour les émotions dans la vie morale ?
- Existe-t-il une vérité du sentiment ?
Auteurs et textes incontournables
Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Les Rêveries du promeneur solitaire (1782, posth.).
Thèse : redécouverte de la sensibilité authentique par la solitude et la nature. Réhabilitation du sentiment contre la raison purement calculatrice.
À retenir
Que c'est un doux et profond plaisir que de jouir simplement de soi-même et de son existence.
Friedrich Schlegel (1772-1829)
Théoricien du Romantisme allemand.
Thèse : l'art doit exprimer l'infini par le fini. L'œuvre romantique est un fragment, ouvert sur le mystère.
Victor Hugo (1802-1885)
Les Contemplations (1856), Les Misérables (1862).
Thèse : le poète est un mage. La sensibilité personnelle (deuil de Léopoldine) devient universelle par la transfiguration littéraire.
À retenir
J'ai voulu te montrer ce livre, et te le dire, / Cette belle, cette pâle ; / Et c'est elle, monstre infernal, qui m'a fait écrire / Ce que tu vas lire.
Charles Baudelaire (1821-1867)
Les Fleurs du mal (1857), Petits poèmes en prose (1869, posth.).
Thèse : modernité poétique. La sensibilité baudelairienne combine spleen (mal-être) et idéal (élévation). L'art transforme la douleur en beauté.
À retenir
L'extase de la vie, l'horreur de la vie. Et tout le mal et tout le bien, tout y est, intense, profond, déchirant.
Marcel Proust (1871-1922)
À la recherche du temps perdu (1913-1927).
Thèse : la sensibilité est mémoire involontaire (épisode de la madeleine). La sensation seule peut retrouver le temps perdu.
À retenir
Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux.
Friedrich Schiller (1759-1805)
Lettres sur l'éducation esthétique de l'homme (1795).
Thèse : l'art éduque la sensibilité morale. Sans esthétique, pas de citoyenneté libre.