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Impôt sur les sociétés, crédits d'impôt et report en arrière du déficit

À retenir

Cadre programme : DCG, programme 2025 (arrêté du 4 août 2025, première session 2027), UE 10 « Comptabilité approfondie », partie 4 « Assurer le traitement comptable des transactions spécifiques relatives au rattachement des charges et des produits » : impôt sur les sociétés. Limites officielles : sont abordés l'impôt sur les sociétés et les contributions additionnelles, leur paiement, les crédits d'impôt et le report en arrière du déficit ; les montants résultant de l'application des règles fiscales sont fournis au candidat.

Pourquoi c'est central à l'examen : l'impôt sur les bénéfices est présent dans presque tous les sujets de comptabilité approfondie, soit au travers de l'écriture de clôture (charge d'impôt, acomptes, solde), soit à propos d'un crédit d'impôt ou d'un déficit reporté en arrière. Le sujet fournit les calculs fiscaux : ce qui est demandé, c'est le traitement comptable et sa justification.

01L'impôt sur les bénéfices en comptabilité

L'impôt sur les sociétés (IS) est une charge de l'exercice (compte 695), due à l'État (compte 444). Il se présente en dernière ligne avant le résultat net, après la participation des salariés (article 821-2, ligne X).

NotionComptabilisation
Charge d'impôtDébit 695 « Impôts sur les bénéfices » (6951 impôts dus en France ; 6952 contribution additionnelle ; 6954 impôts dus à l'étranger)
Dette d'impôtCrédit 444 « État - Impôts sur les bénéfices »
Acomptes et solde versésDébit 444 / crédit trésorerie
Crédit d'impôtDébit 444 / crédit 699 (produit en diminution de la charge d'impôt)
Report en arrièreDébit 444 / crédit 699 « Produits - Reports en arrière des déficits »
TauxCelui en vigueur à la date de clôture (article 515-1)

Le taux modifié par un vote postérieur à la clôture affecte l'exercice du vote, non l'exercice clos ; une information en annexe donne l'effet sur le résultat de l'exercice clos (article 833-1).

Les impôts différés ne sont pas comptabilisés dans les comptes individuels français ; l'annexe signale seulement les éléments susceptibles d'alléger ou d'accroître la dette future d'impôt (article 833-4, point 3). L'intégration fiscale (dette globale d'impôt du groupe dans la société mère, article 515-2) est hors du champ de cette partie.

02Les taux et la base (règles fiscales fournies à l'examen)

ÉlémentRègle
Taux normal25 %
Taux réduit PME15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, pour les sociétés dont le chiffre d'affaires hors taxes est inférieur à 10 M€, au capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques (ou par des sociétés répondant elles-mêmes à ces conditions)
BaseRésultat fiscal : résultat comptable avant impôt, majoré des réintégrations et minoré des déductions extra-comptables (le sujet fournit le montant)
Contribution sociale sur les bénéfices3,3 % de l'IS dû, après abattement de 763 000 € par période de douze mois ; elle ne concerne que les sociétés dont le chiffre d'affaires atteint 7 630 000 € ; comptabilisée en 6952
Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprisesInstaurée par l'article 48 de la loi de finances pour 2025 ; prorogée par l'article 12 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 : due au titre des deux premiers exercices clos à compter du 31 décembre 2025, par les sociétés dont le chiffre d'affaires atteint 1 Md€ pour le premier exercice (ou l'exercice précédent) et 1,5 Md€ pour le second ; comptabilisée dans la rubrique « Impôts sur les bénéfices » de l'exercice au titre duquel elle est due (article 515-1 réécrit par le règlement ANC 2026-04, qui abroge l'article 515-1-1) ; assiette et taux fournis, hors calcul

2.1 Calcul de l'IS avec le taux réduit

Pour un bénéfice fiscal B, une société éligible au taux réduit paie : 15 % × min(B ; 42 500) + 25 % × max(B - 42 500 ; 0).

Exemple : B = 182 500 € donne 15 % × 42 500 + 25 % × (182 500 - 42 500) = 6 375 + 35 000 = 41 375 €.

Contribution sociale : IS de 2 500 000 € pour une société de chiffre d'affaires de 40 M€ : 3,3 % × (2 500 000 - 763 000) = 3,3 % × 1 737 000 = 57 321 € (débit 6952 / crédit 444).

2.2 Répartition de l'impôt entre résultat courant et résultat exceptionnel

L'annexe répartit le montant global d'impôt entre résultat courant et résultat exceptionnel (article 833-4, point 2). Méthode usuelle : on calcule l'impôt sur le résultat courant avec les taux et tranches qui lui sont applicables (le taux réduit est donc consommé par le courant), puis l'impôt sur l'exceptionnel est la différence entre l'impôt total et l'impôt courant. Une perte exceptionnelle génère ainsi une économie d'impôt (négative), à 25 %.

03Paiement : acomptes et solde

Pour un exercice clos le 31 décembre N :

ÉchéanceVersementÉcriture
15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre NQuatre acomptes de même montant, calculés à partir du bénéfice de l'exercice précédent (montants fournis)Débit 444 / crédit 5121
31 décembre NConstatation de l'impôt dû pour l'exerciceDébit 695 / crédit 444
15 mai N+1 (règle générale : 15 du quatrième mois suivant la clôture ; 15 mai pour un exercice clos le 31 décembre)Paiement du solde : impôt dû - acomptes - crédits d'impôt imputablesDébit 444 / crédit 5121

Si les acomptes dépassent l'impôt dû, le compte 444 présente un solde débiteur : c'est une créance sur l'État, restituable ou imputable. Aucun acompte n'est dû lorsque l'impôt de référence est inférieur à 3 000 €.

04Crédits d'impôt

Un crédit d'impôt (crédit d'impôt recherche, crédit d'impôt innovation...) est une créance sur l'État, imputable sur l'IS dû au titre de l'exercice ; l'excédent est restituable (selon le dispositif et la taille de l'entreprise). Il se distingue d'une réduction d'impôt, imputée seulement sur l'impôt dû.

4.1 Traitement comptable

Un crédit d'impôt n'est ni une subvention d'exploitation ni un produit exceptionnel : selon la note d'information de l'ANC du 11 janvier 2011 (reprise en commentaire de l'article 515-1 par le règlement ANC 2026-04), il est comptabilisé en diminution de la charge d'impôt, par le crédit d'une subdivision du compte 699 (par exemple « Produits - Crédit d'impôt recherche »), en contrepartie de la créance au débit de 444. Le plan de comptes du sujet précise le compte à utiliser. La dépense de recherche, elle, reste en charges (ou en immobilisation).

Exemple : dépenses de recherche éligibles de 40 000 € et taux de 30 % (taux fourni) : crédit d'impôt de 40 000 × 30 % = 12 000 €.

4.2 Annexe

L'annexe présente la nature et le montant des crédits d'impôt dans un tableau (article 833-2) : crédit d'impôt recherche, autres crédits d'impôt (à préciser), total.

05Report en arrière du déficit

5.1 Le mécanisme

Une société soumise à l'IS qui subit un déficit fiscal peut opter pour son report en arrière : le déficit de l'exercice N est imputé sur le bénéfice de l'exercice précédent N-1 (un seul exercice), dans la limite de 1 000 000 €. Cette imputation génère une créance sur le Trésor, égale à l'impôt payé en trop sur le bénéfice N-1 ramené à son nouveau montant (déficit imputé × taux d'impôt applicable à ce bénéfice). La créance est remboursable à l'issue d'un délai de cinq ans ou imputable pendant ce délai sur l'IS à payer ; elle peut être mobilisée auprès d'un établissement de crédit. La fraction du déficit non reportée en arrière reste reportable en avant selon les règles de droit commun.

5.2 Comptabilisation

À la clôture de l'exercice déficitaire : débit 444 « État - Impôts sur les bénéfices » / crédit 699 « Produits - Reports en arrière des déficits » pour le montant de la créance (article 1214-44). La créance est inscrite à sa valeur nominale (aucune actualisation), à l'actif (créances), et l'annexe en indique la nature, le montant et le traitement comptable (article 833-4, point 1).

06Informations en annexe

InformationArticle
Répartition de l'IS entre résultat courant et résultat exceptionnel (bases, taux, crédits d'impôt, imputations)833-4, point 2
Créances résultant du report en arrière des déficits833-4, point 1
Éléments à l'origine d'un allégement ou d'un accroissement futur de l'impôt833-4, point 3
Effet des évaluations dérogatoires en vue d'allègements fiscaux833-4, point 4
Crédits d'impôt833-2
Modification d'impôt votée entre clôture et arrêté833-1

Exemples corrigés

Cas 1 : impôt, acomptes, crédit d'impôt recherche et solde (SARL Pivot)

Énoncé : la SARL Pivot (chiffre d'affaires 4 M€, capital entièrement libéré, détenu par des personnes physiques) clôt au 31/12/N un résultat comptable avant impôt de 182 500 €, qui est aussi le résultat fiscal (fourni), dont un résultat courant de 200 000 € et un résultat exceptionnel de - 17 500 €. Elle a versé quatre acomptes de 6 000 € (15/03, 15/06, 15/09, 15/12) et bénéficie d'un crédit d'impôt recherche de 12 000 € (dépenses éligibles 40 000 € à 30 %). Passer les écritures d'impôt, répartir l'impôt, calculer le solde du 15/05/N+1 et le résultat net.

Corrigé :

Impôt : 15 % × 42 500 + 25 % × (182 500 - 42 500) = 6 375 + 35 000 = 41 375 €. Solde : 41 375 - 12 000 - 24 000 = 5 375 €.

N°CompteLibelléDébitCrédit
1444État - Impôts sur les bénéfices6 000
5121Banques, comptes en euros
6 000
Totaux6 0006 000
2695Impôts sur les bénéfices41 375
444État - Impôts sur les bénéfices
41 375
Totaux41 37541 375
3444État - Impôts sur les bénéfices12 000
699Produits - Crédit d'impôt recherche (subdivision)
12 000
Totaux12 00012 000
4444État - Impôts sur les bénéfices5 375
5121Banques, comptes en euros
5 375
Totaux5 3755 375

L'écriture 1 est passée quatre fois (acomptes de 6 000 €, soit 24 000 €), la 2 et la 3 au 31/12/N, la 4 le 15/05/N+1. Le compte 444 de l'exercice est ainsi débité de 24 000 + 12 000 + 5 375 = 41 375 € et crédité de 41 375 € : soldé.

Répartition de l'impôt : sur le résultat courant (200 000 €) : 6 375 + 25 % × 157 500 = 6 375 + 39 375 = 45 750 € ; sur l'exceptionnel (- 17 500 €) : 41 375 - 45 750 = - 4 375 € (soit 25 % × 17 500) ; total 41 375 €.

Résultat net : impôt net de crédit d'impôt 41 375 - 12 000 = 29 375 € ; résultat net 182 500 - 29 375 = 153 125 €.

Cas 2 : report en arrière du déficit (SA Granit)

Énoncé : la SA Granit, société de taille moyenne taxée à 25 %, a réalisé un bénéfice fiscal de 300 000 € en N-1 (IS de 75 000 € payé) et subit un déficit fiscal de 120 000 € en N. Elle opte pour le report en arrière. Elle a versé en N quatre acomptes de 18 750 € (75 000 € au total, calculés sur N-1). Passer les écritures de N et expliquer le solde du compte 444.

Corrigé :

Imputation du déficit sur le bénéfice de N-1 : 300 000 - 120 000 = 180 000 € ; nouvel impôt de N-1 : 180 000 × 25 % = 45 000 € ; créance = 75 000 - 45 000 = 30 000 € (aussi 120 000 × 25 %), inférieure au plafond de 1 000 000 €. L'IS de N est nul.

N°CompteLibelléDébitCrédit
1444État - Impôts sur les bénéfices75 000
5121Banques, comptes en euros
75 000
Totaux75 00075 000
2444État - Impôts sur les bénéfices30 000
699Produits - Reports en arrière des déficits
30 000
Totaux30 00030 000

L'écriture 1 correspond aux quatre acomptes de N (4 × 18 750), la 2 à la clôture de N. Solde du compte 444 : débiteur de 105 000 €, soit 75 000 € d'acomptes versés alors qu'aucun impôt n'est dû (excédent restituable), plus 30 000 € de créance de report en arrière (remboursable après cinq ans, imputable sur l'IS dû pendant cette période). Le produit de 30 000 € est inscrit au compte 699 : si le déficit fiscal est égal à la perte comptable avant impôt (- 120 000 €), le résultat net de N est de - 90 000 € (- 120 000 + 30 000).

Variante pour comprendre le plafond : avec un déficit de 1 400 000 € et un bénéfice N-1 de 2 000 000 € taxé à 25 %, le report en arrière est limité à 1 000 000 € : créance de 1 000 000 × 25 % = 250 000 € ; les 400 000 € restants se reportent en avant.

Cas 3 : contrôler l'impôt et un report en arrière (compétence de contrôle)

Énoncé : un stagiaire a traité deux situations : (i) Pour la SARL Pivot de taille PME, éligible au taux réduit, un résultat fiscal de 120 000 € a été imposé à 25 % : impôt de 30 000 € (débit 695 / crédit 444). (ii) Pour la SA Granit, la créance de report en arrière de 30 000 € a été comptabilisée au débit de 444 et au crédit du compte 778 « Autres produits exceptionnels ». Contrôler et corriger.

Corrigé :

(i) Erreur : le taux réduit de 15 % s'applique aux 42 500 premiers euros. Impôt correct : 15 % × 42 500 + 25 % × (120 000 - 42 500) = 6 375 + 19 375 = 25 750 €. L'impôt est surévalué de 4 250 € (10 % × 42 500).

(ii) Erreur : le report en arrière est un produit d'impôt (699), non un produit exceptionnel : il modifie à tort le résultat exceptionnel et la base de la répartition de l'impôt.

N°CompteLibelléDébitCrédit
i444État - Impôts sur les bénéfices4 250
695Impôts sur les bénéfices
4 250
Totaux4 2504 250
ii778Autres produits exceptionnels30 000
699Produits - Reports en arrière des déficits
30 000
Totaux30 00030 000

Après correction, le résultat net (i) augmente de 4 250 € ; et (ii) le résultat exceptionnel diminue de 30 000 € alors que le produit d'impôt augmente d'autant : le résultat net est inchangé, mais le résultat exceptionnel et la ligne d'impôt sont corrigés.

Vocabulaire essentiel

TermeDéfinition
IS (compte 695)Charge d'impôt sur les bénéfices de l'exercice
État - Impôts sur les bénéfices (444)Compte de dette ou de créance envers l'État pour l'impôt sur les bénéfices
Acompte d'ISVersement trimestriel de l'impôt, avant la fin de l'exercice
Solde d'ISComplément payé le 15 du quatrième mois suivant la clôture
Taux réduit PME15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice, sous conditions
Contribution sociale3,3 % de l'IS au-delà d'un abattement de 763 000 € (compte 6952)
Crédit d'impôtCréance sur l'État imputable sur l'IS (compte 444 / subdivision de 699)
Report en arrièreImputation d'un déficit sur le bénéfice de l'exercice précédent (plafond 1 000 000 €), créant une créance (444 / 699)

Points clés à retenir

  1. L'IS est une charge de l'exercice (695), avec une dette en 444 ; le taux applicable est celui en vigueur à la clôture.
  2. Taux normal 25 % ; taux réduit 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions (CA < 10 M€, capital libéré, 75 % de personnes physiques).
  3. La contribution sociale de 3,3 % concerne les sociétés de CA d'au moins 7 630 000 € (abattement de 763 000 € sur l'IS) ; la contribution exceptionnelle des grandes entreprises est prorogée en 2026 mais ses calculs sont fournis.
  4. Paiement : 4 acomptes (15/03, 15/06, 15/09, 15/12) puis solde le 15 mai pour un exercice civil.
  5. Un crédit d'impôt (crédit d'impôt recherche, par exemple) vient en diminution de l'impôt : débit 444 / crédit 699 (subdivision) ; ce n'est ni une subvention ni un produit exceptionnel.
  6. Report en arrière : déficit imputé sur le bénéfice de l'exercice précédent, plafond 1 000 000 €, créance débit 444 / crédit 699, remboursable après 5 ans ou imputable.
  7. L'impôt est réparti entre résultat courant et résultat exceptionnel : le taux réduit est consommé par le courant.
  8. Les impôts différés ne sont pas comptabilisés en comptes individuels ; l'annexe en donne les éléments (article 833-4).
  9. Les montants fiscaux sont fournis : l'examen évalue le traitement comptable et l'analyse.

Pièges fréquents

  1. Appliquer 25 % à tout le bénéfice d'une PME éligible au taux réduit.
  2. Comptabiliser le crédit d'impôt recherche en subvention d'exploitation (74) ou en produit exceptionnel.
  3. Passer le report en arrière en produit exceptionnel (778) : c'est le compte 699.
  4. Confondre acomptes et IS de l'exercice : les acomptes sont des paiements (444 débité), non une charge.
  5. Oublier de déduire acomptes et crédits d'impôt pour calculer le solde.
  6. Imputer un déficit sur plusieurs exercices antérieurs : une seule année, dans la limite de 1 000 000 €.
  7. Imposer le résultat exceptionnel à un autre taux sans raisonner par différence avec l'impôt du courant.
  8. Comptabiliser un impôt différé dans les comptes individuels.
  9. Utiliser le taux en vigueur à la date de l'arrêté au lieu de celui de la clôture (article 515-1).

Q&R pour le tuteur IA

Q : Comment comptabilise-t-on l'impôt sur les sociétés d'un exercice ? R : Par un débit du compte 695 « Impôts sur les bénéfices » et un crédit du compte 444 « État - Impôts sur les bénéfices » pour le montant dû. Les acomptes et le solde sont enregistrés au débit de 444 et au crédit de la trésorerie.

Q : Quel est le taux réduit d'impôt des PME ? R : 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice, pour les sociétés au chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, au capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Au-delà, le taux normal est de 25 %.

Q : Comment comptabilise-t-on un crédit d'impôt recherche ? R : En diminution de la charge d'impôt : débit 444 « État - Impôts sur les bénéfices », crédit d'une subdivision du compte 699 (« Produits - Crédit d'impôt recherche »). Le crédit d'impôt s'impute ensuite sur l'IS dû.

Q : Comment fonctionne le report en arrière du déficit ? R : Sur option, le déficit de l'exercice est imputé sur le bénéfice de l'exercice précédent, dans la limite de 1 000 000 €. L'entreprise obtient une créance sur l'État égale à l'impôt correspondant, comptabilisée au débit de 444 et au crédit de 699, remboursable après cinq ans ou imputable sur l'IS dû.

Q : Pourquoi répartir l'impôt entre résultat courant et résultat exceptionnel ? R : Parce que l'annexe doit montrer l'impôt afférent à chaque niveau de résultat (article 833-4). On calcule l'impôt sur le courant avec les tranches applicables, l'impôt sur l'exceptionnel étant la différence avec l'impôt total.

Q : Existe-t-il encore une contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises en 2026 ? R : Oui, l'article 12 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 l'a prorogée pour le deuxième exercice clos à compter du 31 décembre 2025, avec un seuil relevé à 1,5 Md€ de chiffre d'affaires. Elle se comptabilise, comme l'IS, dans la rubrique « Impôts sur les bénéfices » de l'exercice au titre duquel elle est due (article 515-1 issu du règlement ANC 2026-04). Son calcul est fourni à l'examen.

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